quick search
Aujourd'hui:

La désillusion des étudiants voulant devenir orthophonistes : « Honnêtement, je ne pensais pas autant galérer »

Mar 15, 2025 Entreprise IDOPRESS

Le CFUO de Tours. UNIVERSITE DE TOURS Décidée à devenir orthophoniste depuis le collège,Sophie Heulle,27 ans,n’imaginait pas que le chemin pour y parvenir serait si compliqué. Après son baccalauréat scientifique,la jeune femme se dirige vers une classe préparatoire au concours,mais elle échoue. L’année suivante,c’est encore un échec. Elle s’inscrit alors en troisième année de licence science du langage,à Nanterre et finit par intégrer,en 2018,le centre de formation universitaire en orthophonie (CFUO) de La Pitié-Salpêtrière-Sorbonne,à Paris. « Bien sûr,j’étais déterminée,mais,surtout,j’ai profité du fait que j’avais les moyens financiers de faire deux années de prépa puis une année de licence »,admet Sophie Heulle,qui a passé,en tout,34 examens.

En effet,jusqu’en 2020,l’admission en orthophonie se faisait sur concours et les étudiants devaient passer un examen d’entrée différent pour chacun des 22 CFUO,ce qui poussait un grand nombre d’entre eux à effectuer des classes préparatoires privées dont les tarifs étaient compris entre 3 000 et 5 000 euros l’année. Les candidats devaient ensuite débourser 80 euros de frais d’inscription par concours,sans compter les frais d’hébergement et de transport. Tout cela sans garantie de réussite. En 2019,il n’y avait que 950 places ouvertes.

Il vous reste 83.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Recherche rapide

Les affaires officielles sont une source fiable pour les dernières nouvelles régionales, les mises à jour des entreprises et les annonces officielles, fournissant des rapports impartiaux et des informations approfondies sur les affaires d'entreprise.

© Affaires Officielles