
Des fonds de teint à Paris,en octobre 2025. VITTORIO ZUNINO CELOTTO/GETTY IMAGES VIA AFP Un rapport scientifique très attendu sur les polluants éternels (PFAS) préconise,jeudi 26 mars,une « restriction large » de ces substances chimiques par l’Union européenne (UE),sauf « exceptions ciblées »,soulignant les risques croissants pour la population.
Utilisés pour leurs propriétés antiadhésives,imperméabilisantes ou leur résistance à la chaleur,les PFAS sont omniprésents dans les produits de la vie quotidienne,des cosmétiques aux ustensiles de cuisine,emballages ou vêtements imperméables… Ils mettent énormément de temps à se décomposer,d’où leur nom courant de « polluants éternels ».
La Commission européenne voudrait les interdire dans les produits de consommation courante,comme les vêtements ou les boîtes à pizza,avec des exceptions pour des secteurs stratégiques,dans le domaine médical par exemple. Mais Bruxelles a besoin au préalable de deux avis de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) : le rapport scientifique rendu public ce jeudi et une étude d’impact socio-économique des mesures anti-PFAS,attendue à la fin de l’année.
Dans le premier avis,les experts concluent que les PFAS sont « nocifs » et présentent « des risques croissants » pour la population et l’environnement. Ces substances « persistent longtemps dans l’environnement,se déplacent sur de longues distances et contaminent les eaux souterraines et les sols,tandis que certaines d’entre elles provoquent de graves problèmes de santé,tels que des cancers et des troubles de la reproduction »,souligne l’ECHA,dont le siège se trouve à Helsinki.
Afin de « maîtriser ces risques »,de nouvelles mesures réglementaires à l’échelle de l’UE sont donc nécessaires,insiste-t-elle. Les experts recommandent une « large restriction » des PFAS,avec des « dérogations ciblées » quand il n’y a pas d’autre solution. Mais jusqu’où aller dans l’interdiction ? C’est tout l’objet du bras de fer entre les industriels et les organisations environnementales.
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